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du cabinet

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LE CABINET

En créant Mawenzi Partners, les associés ont mis en œuvre une certaine idée du conseil, dans laquelle les consultants travaillent ensemble avec effort, et en partageant de beaux moments dans une ambiance conviviale. Ils avaient donc à cœur d’installer l’équipe dans un cocon propice au bien-être de l’équipe. Le choix s’est d’abord porté sur un appartement mansardé de la rue du Faubourg Montmartre qui connut les premiers émois du cabinet et les premiers recrutements. Puis ce fut la Défense pour développer l’aventure pendant plus de 2 ans, avant que Mawenzi Partners ne prenne ses quartiers au cœur du 8e arrondissement de Paris en juillet 2014.


Installés au 22 rue de Madrid, entre Saint-Augustin et Saint-Lazare, les consultants sont heureux de profiter d’un emplacement stratégique et de locaux à leur image. Dans ces bureaux confortables où règnent le sérieux et la bonne humeur (malgré les piètres talents de chanteurs de certains !), tous peuvent travailler sereinement et se détendre entre amis. Bref, un port d’attache où il fait bon vivre et que les consultants ont toujours plaisir à retrouver !
Au sein de cette atmosphère chaleureuse, chacun est invité à apporter sa pierre à l’édifice Mawenzi Partners, et ce au-delà des missions. Les consultants participent ainsi à des chantiers internes (Recrutement, Vie au cabinet, Communication, Knowledge Management, Événements…), avec une grande autonomie et dans un esprit entrepreneurial cher aux associés.


La vie du cabinet est également rythmée par de nombreux événements visant à réunir toute l’équipe : pour certains « Business » (Petit déjeuner mensuel, Plénière trimestrielle), pour d’autres beaucoup moins (Dîners et déjeuners consultants, match de foot à 5, soirée de Noël, soirée de départ en vacances, soirée de rentrée, garden party, …). Ces rendez-vous sont autant d’occasions d’échange et de partage, appréciées par tous.


Et bien sûr, Mawenzi Partners ne serait pas vraiment Mawenzi Partners sans le séminaire annuel, point d’orgue de la vie du cabinet.

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NOS SÉMINAIRES
& ÉVÈNEMENTS

Séminaire 2018 : Sur les traces des Incas au Pérou

2017-09-05

 En contrebas se dessinent les contours de la plus célèbre et mystérieuse cité perdue de la planète. Malgré la fraîcheur de cette matinée de juillet; les 30 marcheurs oublient le froid qui les accompagne depuis 4 jours. Apaisés par la vue sur cet édifice qui a lentement traversé les siècles, les rythmes cardiaques redescendent et s’alignent sur la respiration silencieuse et apaisée du lieu renforçant sa magie.

 L’arrivée d’un quintette d’argentins patauds interrompt leurs rêveries. Ça y est; ils y sont.
Réalisant que personne n’arrive à se départir de son sourire de gosse; il adresse un clin d’oeil à la chef d’orchestre de l'expédition. A cet instant lui reviennent les moments forts ayant jalonné leur périple, depuis ce jour où le projet était né.

 

Acte 1 « Tant pis s’ils souffrent »

En ce mardi de septembre, l’humeur est badine : nous attendons l’associé qui doit dessiner avec nous les contours de ce séminaire 2018, point d’orgue d’une année où notre cabinet aura, avec du recul, bien grandi. Le cahier des charges est clair : une aventure collective, des efforts nécessaires, mais surtout un but qui donnera du sens aux instants de douleur et de doute qui jalonneront notre marche. Les 3 coins du globe seront passés en revue. Le mont Fuji? Une promenade. Le Mont Olympe? Le seul Dieu que l’on connaît vient de Marseille, est chauve et porte un #10. L’université d’été à La Rochelle ? "Il paraît que l’on y mange mal."

Les propositions s'accumulent, mais les boss les envoient valdinguer. Si l'on a coutume de dire qu'il est dans le conseil plus difficile de satisfaire un Partner qu'un client, c'est sûrement à cause des séminaires.


Puis vint le déclic. Un rapide passage sur Air France nous convainc que l'idée n'a rien de sotte, et nous passons une tête dans le bureau des boss :

"Bon... vous allez aimer l'idée parce qu'elle est chouette; mais risquez de nous haïr parce que c'est à perpette. Et accessoirement il y aura entre 500 et 1000m de dénivelé par jour, et on risque d'y perdre un ou deux genoux…
L’idée ça serait le Machu Picchu, et comme les places sont limitées, vous avez deux jours pour vous décider"

La réponse, lapidaire, ne se fit pas attendre : "Tant pis s'ils souffrent"

 

Acte II  Si haute soit la montagne, on y trouve un sentier

Paris – Lima – Cusco. 6 mois d’organisation et 36h de voyage plus tard, nous y sommes.

Les lacets sont noués, les sacs à dos remplis. Le groupe dégage à peu près autant d'homogénéité que les pirates d'Astérix, au sein desquels se côtoient de vieux briscards de la montagne, de jeunes louves du running et des moussaillons à l'uniforme Quechua encore étiquetté. Qu'importe la cohérence stylistique, l'envie est la même pour tous et c'est le couteau entre les dents que s'élance chacun des Mawenziens à l'assaut de ces 4 jours de trek. L'enthousiasme sera vite douché. Checkpoint 1; contrôle des titres de transport. Ne manquerait plus qu'un vendeur de clopes à la sauvage pour s'imaginer face aux portiques du métro. 30 minutes plus tard, la voie est enfin libre et les réjouissances commencent.

Jour après jour, tendinite après tendinite, les Mawenziens découvrent des parties insoupçonnées de leurs anatomies, et les séances d'étirement sont autant d'occasions pour les juniors les plus en forme de se venger de leur hiérarchie, en moyenne moins assidue sur les Burpees. Chaque petit déjeuner voit s'affronter les deux principales chapelles en matière de nuitée : les professionnels d'un côté, qui se glissent en tenue d'Adam dans leurs duvets et font confiance à la physique... et les victimes du marketing de l'autre, emmitouflés sous d'inutiles, voire contreproductives, couches de synthétique.

Chaque jour les paysages magnifiques s'enchaînent, et les Andes s'offrent à nous comme peu les avaient déjà vues : calmes, silencieuses, imposantes et presque infinies... Malgré l'effort, tous réalisent que ce sentier mythique ne représente qu'une infime partie de cette épine dorsale du continent, au sein de laquelle tant d'aventures ont vu le jour. Chaque ruine est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur les civilisations ayant peuplé ces massifs; mais aussi, pour certains, l'occasion de s'adonner à une passion presque maladive pour la photographie numérique (note du rédacteur : cette génération court à sa perte)

Nous changeons sans cesse de vallée, traversons des forêts, gravissons des escaliers qui chez nous porteraient plutôt le nom de mur d’escalade. Pourtant, la fougue des Mawenziens reste intacte, et nombreux sont ceux qui réalisent enfin le plus grand intérêt de la marche : pourrir ses potes, surtout quand ils galèrent.

Au mess, les yeux sont plus fermés qu’à l’accoutumée. A plus de 4000m, et après un départ sans acclimatation, le mal de l’altitude se rappelle aux bons souvenirs des parigots, qui peinent souvent à veiller après 20h. En cette nuit du 26 juillet, chacun profitera donc des quelques heures de sommeil qui le sépare du Machu Pichu.

 

 

Seminaire Pérou Mawenzi Partners 2018

"Il faut imaginer Sisyphe heureux" (A.Camus)

 

Acte III  Montesquieu : “Le mérite console de tout.”

2h30, le camp prend vie. Au fond de son lit, chacun est soumis au même dilemme : céder à l’envie de rester allongé quelques minutes, et ainsi de repousser morsures du froid et courbatures lancinantes, ou bien venir se joindre au ballet désynchronisé et enchanteur des lampes frontales. L’impatience de chacun et la pression du groupe auront raison de notre paresse; et une heure plus tard les 30 Mawenziens s’élancent dans la nuit noire à l’assaut des 600 derniers mètres de dénivelé. Ceux qui pensaient les difficultés derrière eux en seront pour leur frais : comme toute diva, le Machu Picchu sait se faire désirer, et nous offre en guise de dernière épreuve les pentes les plus raides de notre périple. Les premières lueurs du jour réchauffent peu à peu les marches des escaliers, que nous sommes contraints de gravir à l’aide de nos mains. La caravane s’étire, mais ne se coupe pas… et les exclamations des premiers au sommet aident les suivants à maintenir le rythme. Un à un, les Mawenziens parviennent au promontoire, et profitent de la vue sur un site encore vide, privilège réservé à ceux qui l’atteignent comme à la mode inca, sans recours au cortège de bus qui viendra désenchanter le site quelques heures plus tard.

Le froid est encore mordant, mais ne dérange plus personne. Chacun remercie celui qui l’a soutenu, échange un sourire complice avec son voisin de tente ou tacle à nouveau tel ou tel directeur aux ronflements sonores.
Tous au sommet, l’objectif est atteint ; les excès de la soirée à venir n’en seront que meilleurs.

 

Epilogue : behind the scenes

Alors certes, nous n’avons pas gravi l’Everest. Certes, les conditions logistiques ont grandement contribué au succès de l’expédition. N’empêche que 100% au sommet, ça a quand même de la gueule. On citera celui qu’on entendit pas se plaindre malgré sa hernie discale, celle qui gravit les 1000m de dead womens pass sans ligament croisé, celui qui arriva premier au camp de base après avoir été malade toute la nuit, celui qui s’entraîna si dur qu’il perdit 7 kilos avant le départ, ce multi-marathonien qui resta 4 jours en queue de peloton pour soutenir les derniers, et surtout ceux qui prirent le pari de mettre ce groupe en marche… Au final chacun prit sur soi, et tous ne seraient peut-être pas allés au bout sans le soutien des autres.

Finissons donc par un proverbe Géorgien, qui je l’espère attestera de l’étendue de ma contribution à ce voyage : l’âne est précieux dans les montagnes.

Au plaisir de vous aider à porter vos fardeaux,

Cadichon